Une fois de plus, je me retrouve face à ce moment. Un moment que je ne supporte plus.
Impossible à gérer.
Je pers tous mes moyens.
L'air ne parvient pas à mes poumons.
C'est le début d'une fin. Une fin que j'espère dans ce moment. Parce que tout n'est plus rien, parce que je ne comprends plus rien et que je deviens faible. Je le suis.
Je ne tiens même plus les promesses que je me faite. Parce que dans ces moments là, plus rien ne va.
Je veux juste le fuir.
Tout fuir.
Tout ou rien.
Courrir le plus loin possible.
M'échapper de cet endroit.
De ce souvenir.
Pleurer l'incomprehension.
Courrir aussi vite pour ne plus rien ressentir .
Ni la douleur, ni le désespoir.
Ne pas savoir où aller, juste avancer dans la nuit.
Apprecier la solitude nocturne, respirer l'air frais, se sentir libre.
Ne penser à rien.
Detruir ces souvenirs.
Loin face à cette terreur, je revis. C'était mon but : courrir le plus loin, m'échapper encore une fois.
Ne pas combattre les épreuves en fait.
Ne pas combattre la vie.
Courrir loin pour ne plus penser et pour tout oublier.
Avancer encore ? M'éloigner encore plus ?
Un peu plus ou un moins ça ne changera rien.
Ou tout. Je n'en sais rien. Je ne sais plus.
Je suis fatiguée de cette tempête.
De ce vent qui souffle cette rage, de la pluie qui coule autant que mes larmes, des éclairs qui brouillent encore plus ma vue.
Je me noie dans cette tempête qui ressemble tellement à celle que je connais un tpeu trop.
Tout s'arrète.
Tout revient.
On oublie tout, on oublie rien.
On vit avec l'espoir parce qu'il nous fait vivre.
Parce que quelque fois il se réalise.
Alors tout va mieux.
Mais c'est éphémère.
Alors tout est pire.
Mais tout est rien. Rien est tout.
Je suis seule face a des questions incompréhensibles qui ne veulent rien dire. Ou peut etre que çi.
J'avance encore, comme si j'allais trouver une réponse.
Aucun bruit, aucun son, aucun mouvement. Tout est mort.
Je suis vivante dans un endroit mort.
Pourtant je respire la vie.
Cette vie qui m'est chère.
Qui sans elle je ne serais pas là ou je suis.
Si la vie aurait été rien, qui aurait-t-il ?
Si la Terre, n'existait pas, si l'univers ne se serait formé, si notre étoile n'aurait jamais existé ?
Il y aurait quoi ?
Ni, unives, ni planètes, ni galaxies, ni voie lactées.
Pas de vie.
Rien,
ou tout.
Je me perds dans des questions une fois de plus sans réponses.
Profier de la chance.
Pour ceux qui en ont du moins.
Mais tout le monde l'a connu une fois puisque nous sommes là.
Car la vie nous a donner son don.
Il faut donc la combattre parce qu'elle nous a été donner.
et qu'elle recouvre tout.
Tout ou rien.
La vie s'est tout, la vie s'est rien.