Faîtes que ça se termine enfin. Je tremble comme si j'étais gelée, mes muscles se contractent comme s'il manquait cette dose de drogue à mon corps, je pleurs comme si mes larmes étaient la pluie. L'orage est interminable. Les parapluies ne font plus aucuns effets. Cette atmosphère devient de plus en plus invivable. J'ai peur tout le temp ;, de tout, de rien, il m'a traumatisé. Je ne le reconnais plus depuis maintenant 5 ans. Putain de passé, salope de maladie, tu le détruis et il nous détruit. Si je n'arrive plus à remonter à la surface, ça veut dire que je ne suis pas encore au fond ?! Je ne veux pas le toucher ce fond sombre pour arriver à enfin remonter.
Un orage est éphémère. Le notre l'est donc aussi. Qu'il est long cet orage ... Je n'arrive plus à m'abriter.
Ma peur arrive bientôt au paroxysme. A chaque fois on attend, on laisse passer, on se dit que peut-être tout redeviendra dans l'ordre. Au bout de plusieurs années on n'a toujours pas compris. On attend toujours et à chaque fois que ça recommence c'est pire. On ne doit pas attendre le jour où il ira trop loin. S'il va plus loin que ce n'est déjà le cas, on risque de vraiment toucher le fond. L'orage sera alors plus violent que jamais.
L'orage est passé, oui un jour je pourrais le dire ; que c'était le passé. Pour l'instant je ne suis ni au passé, ni dans le futur, mais au présent ; donc dans l'orage.Ca fait mal, crois moi, une lame enfonçée loin dans mon âme. Et je souris à la Mort.